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vendredi 21 juillet 2017

La révolution orpheline, la révolution continue

À l'heure de publier cet essai, six années se sont écoulées depuis le début de la révolution syrienne en mars 2011. Une révolution qui s’est transformée dès 2012 en lutte armée, puis en guerre totale avec l’intervention de plusieurs acteurs régionaux, dont à partir de septembre 2015 celle de la Russie. Invitation à un retour sur la propagande du régime Assad, ses politiques, sur l’attitude de la « communauté internationale » et de certains milieux de la gauche arabe et occidentale, sur l’image et les représentations du conflit syrien dans certains médias audiovisuels, ainsi que sur la résistance de la société syrienne.
Papier publié dans la Revue Contretemps, numéro 33 (Printemps/Eté 2017)

samedi 26 décembre 2015

Daech reflète aussi la crise morale des politiques dans ce monde

Les causes de la naissance irakienne et de l’ascension syrienne de Daech ont été largement explorées : marginalisation des arabes sunnites par le nouveau gouvernement de Bagdad suite à l’invasion américaine en 2003 et la « débaathification » de l’Etat irakien; mutation d’Al-Qaida en Irak sous la direction d’al-Zarkawi ; frustration sunnite face à la montée en puissance de l’Iran chiite et son expansionnisme dans la région; et barbarie du régime de Bachar al-Assad à l’encontre des Syriens depuis 2011, n’hésitant pas à recourir aux massacres de masse, parfois à l’arme blanche, aux bombardement aveugles avec des barils explosifs et des armes chimiques, et à la torture à échelle industrielle (sous le regard passif de la « communauté internationale »).
Ces causes ont porté et engendré le phénomène "Daech" dans deux pays où les tyrannies de Saddam et des Assad avaient déjà ravagé les champs politiques et déchiré les tissus sociaux. La crise mondiale des repères éthiques et des modèles de gouvernance et d’intégration, la puissance de l’image et la fascination de la violence qui poussent des jeunes (au-delà du Moyen-Orient) à fuir leurs « réalités » et à adopter un nihilisme extrême ont amplifié le phénomène et fait de « Daech » un acteur international.
Mais il est plus que temps de rappeler que « Daech » ne détient pas le monopole de la barbarie et de la décadence. Ces deux aspects sont aussi ceux des politiques internationales envers le Moyen-Orient.
Article de Ziad Majed publié dans "Un oeil sur la Syrie". Pour le lire veuillez cliquer ici