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samedi 24 juin 2017

M. Macron et la Syrie - Entretien dans l'Orient-le-Jour

L'interview accordée par le président français Emmanuel Macron à huit journaux européens, dans laquelle il définit sa politique en Syrie, est tombée comme une douche froide pour l'opposition syrienne qui dénonce un revirement de la part de Paris concernant le régime syrien.
Le politologue Ziad Majed, spécialiste de la Syrie, décrypte pour L'Orient-Le-Jour les propos du président Macron.

dimanche 23 avril 2017

La Syrie et le Monde

Entretien de Ziad Majed dans BastaMag (propos recueillis par Thomas Clerget)
Pour lire l’intégralité de l'entretien, veuillez cliquer ici.
Bastamag: Quand on voit, sur le temps long du conflit, la réticence des États-unis et de l’Europe à soutenir réellement l’opposition, on semble bien loin de la thèse d’une guerre qui serait au service de l’«impérialisme» occidental, ou pilotée de l’extérieur pour s’approprier les ressources du pays, comme on l’entend parfois...
ZM: Malheureusement sur le Moyen-orient, les théories du complot sont toujours florissantes. Cela s’explique par un contexte particulier : des ressources importantes, notamment pétrolière et gazière, la position stratégique de la région, ou encore le conflit israélo-arabe, qui a nourri un sentiment de deux poids deux mesures. Ensuite, par des expériences récentes : la fabrication américaine de fausses preuves pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003, et l’intervention en Libye, où la résolution 1973 des Nations-unies destinée à protéger les populations a été utilisée pour précipiter la chute du régime. La conséquence est qu’en occident, dans certains milieux à gauche, un discours officiel hostile à l’un des régimes arabes est immédiatement taxé d’"impérialisme", et de volonté «interventionniste» cachée derrière la question des Droits de l’homme.
Les sociétés arabes et leurs populations sont absentes des analyses de la majorité des «experts» occidentaux. On ne connaît pas la société syrienne et les rapports de classes qui la traversent. On ne lit pas ses intellectuels, leurs récits des expériences carcérales, leurs projets de réformes, leurs relations avec le régime, la peur. On parle géostratégie, frontières, pétrole, pipelines… Mais la Syrie n’est pas le bon endroit pour les obsessions pétrolières et gazières !.... Il s’agit surtout d’une révolution dont il faut comprendre les causes profondes, de la lutte d’un peuple pour sa liberté, qui s’est transformée en lutte armée puis en guerre totale. La base du problème est là. Dans les discours politiques dominants, en France par exemple, on ne voit plus que les rivalités entre les grandes puissances, le conflit entre sunnites et chiites… Certains ne peuvent s’imaginer qu’une société à majorité musulmane puisse lutter pour la dignité et pour sa liberté. Non, pour eux, ce sont sans doute des télécommandes qui ont fait descendre des millions de personnes dans la rue!
Pour lire l’intégralité de l'entretien, veuillez cliquer ici.

vendredi 4 novembre 2016

Les voix de l’islam politique et leurs échos

Le nouveau livre de François Burgat, Comprendre l’Islam politique : une trajectoire de recherche sur l’altérité islamiste 1973 – 2016, est à la fois une fine analyse de l’évolution de ce que l’auteur appelle le « parler musulman » pendant plus de quatre décennies, et un récit personnel permettant de mieux situer les itinéraires académiques et cerner les expériences humaines qui ont amené le chercheur à la découverte de « l’autre » dans ses différents espaces politiques et sociétaux.

vendredi 28 octobre 2016

Irak/Syrie et la guerre contre Daech

Emission de 28 minutes sur Arte, avec Loulouwa Al-Rachid, Caroline Galactéros et Ziad Majed (Jeudi 27 octobre 2016)

vendredi 11 mars 2016

Entretien sur la Syrie dans "La chronique" d'Amnesty International

La guerre dévaste la Syrie depuis cinq ans. Plus de 260 000 morts, 4 millions de réfugiés, la moitié de la population déplacée… Le politologue Ziad Majed dénonce la férocité du régime, les stratégies de Daech et interpelle ceux qui prétendent porter les valeurs universelles.

vendredi 26 février 2016

Interview dans le Nouvel Obs sur la trêve proposée en Syrie

Sur le terrain, s'il peut permettre l'acheminement de l'aide humanitaire et du ravitaillement dans les villes assiégées, le cessez-le-feu ne tient pas la route. En excluant de cette trêve l'Etat islamique (EI), la coalition menant sa propre guerre contre les djihadistes, mais surtout le front Al-Nosra, allié objectif de certains groupes rebelles syriens, l'accord laisse faire les bombardements russes sur les positions tenues par les rebelles qui combattent Bachar al-Assad. Décryptage par Ziad Majed, auteur de Syrie, la révolution orpheline, (Ed. Actes Sud/L'Orient des Livres). 
Pour lire l'interview, veuillez cliquer ici.

samedi 26 décembre 2015

Daech reflète aussi la crise morale des politiques dans ce monde

Les causes de la naissance irakienne et de l’ascension syrienne de Daech ont été largement explorées : marginalisation des arabes sunnites par le nouveau gouvernement de Bagdad suite à l’invasion américaine en 2003 et la « débaathification » de l’Etat irakien; mutation d’Al-Qaida en Irak sous la direction d’al-Zarkawi ; frustration sunnite face à la montée en puissance de l’Iran chiite et son expansionnisme dans la région; et barbarie du régime de Bachar al-Assad à l’encontre des Syriens depuis 2011, n’hésitant pas à recourir aux massacres de masse, parfois à l’arme blanche, aux bombardement aveugles avec des barils explosifs et des armes chimiques, et à la torture à échelle industrielle (sous le regard passif de la « communauté internationale »).
Ces causes ont porté et engendré le phénomène "Daech" dans deux pays où les tyrannies de Saddam et des Assad avaient déjà ravagé les champs politiques et déchiré les tissus sociaux. La crise mondiale des repères éthiques et des modèles de gouvernance et d’intégration, la puissance de l’image et la fascination de la violence qui poussent des jeunes (au-delà du Moyen-Orient) à fuir leurs « réalités » et à adopter un nihilisme extrême ont amplifié le phénomène et fait de « Daech » un acteur international.
Mais il est plus que temps de rappeler que « Daech » ne détient pas le monopole de la barbarie et de la décadence. Ces deux aspects sont aussi ceux des politiques internationales envers le Moyen-Orient.
Article de Ziad Majed publié dans "Un oeil sur la Syrie". Pour le lire veuillez cliquer ici

jeudi 26 novembre 2015

Emission Spéciale: Syrie, Assad, Daech et "la guerre contre le terrorisme"

Emission "On Ne Va Pas Se Mentir" présentée par Audrey Pulvar sur iTELE le 25 novembre 2015, sur la Syrie, Daech, Assad, la politique française et la "guerre contre le terrorisme", 
avec A-M. Le Gloannec, A. Arjakovsky, S. Rozes et Ziad Majed.
Pour visionner l'émission, veuillez cliquez ici.

vendredi 2 octobre 2015

Construire une nouvelle majorité politique syrienne

Des chefs de diplomatie de « grandes » nations occidentales évoquent aujourd’hui la possibilité de normaliser avec Bachar Al-Assad pour lutter contre le « terrorisme ». Ce positionnement intervient après 4 ans et 6 mois d’inaction internationale et de pourrissement de la situation, qui ont favorisé l’émergence depuis avril 2013 de l’Etat Islamique. Dans les faits, le bilan est extrêmement lourd : plus de 250 mille morts, de 250 mille disparus et détenus, de 11 millions de déplacés – dont 4,5 millions à l’extérieur de la Syrie.
Ce choix politique indécent de traiter avec Assad est voué à l’échec pour de multiples raisons. Pour rappel, trois « réalités syriennes » illustrent l’impasse dans laquelle se fourvoient les occidentaux.