lundi 20 juillet 2026

Spain Crowned World Champions in New York after a World Cup Marred by Discrimination and the Farewells of Messi and Cristiano Ronaldo

Spain achieved another remarkable and thoroughly deserved footballing triumph by winning the 2026 World Cup, two years after being crowned European champions. In doing so, it repeated the feat of 2010, when it lifted the World Cup after winning the European Championship — a competition it would go on to win again in 2012. Spain has now claimed two of the past five World Cups and three of the past five European Championships over an eighteen-year span. To these successes must be added the world title currently held by its women’s team, several Olympic crowns, and a host of honours at youth level. 

This triumph rewards a Spanish generation that plays with assurance and imposes its authority regardless of the opposition. It dominates possession, occupies space superbly, and attacks with equal fluency down the flanks and through the middle. The players’ finely coordinated movement continually provides the playmakers with several passing options, thereby limiting the opposition’s chances of winning the ball back and launching counter-attacks. 

The final against Argentina, the reigning champions, perhaps offered the fullest demonstration of this superiority. Led by Rodri, Cucurella and Lamine Yamal, Spain maintained its grip on the game despite the physical intensity of the duels, Argentina’s midfield pressure, and its compact defensive block. The contest remained finely poised until Ferran Torres struck the winner with his left foot early in the second period of extra time, at the end of a move that combined quick interplay on the ground with aerial exchanges between Yamal, Porro and Williams. Messi and his teammates were unable to find a late equalizer, as they had against Cape Verde, Egypt, Switzerland and England. Fatigue, a scarcity of clear chances and attempts on goal due to Spanish domination, and their numerical disadvantage following Fernández’s dismissal late in normal time ultimately proved decisive. 

Spain also swept the tournament’s leading individual awards: Rodri was named Player of the Tournament, Cubarsí Best Young Player, and Simón Best Goalkeeper. 

L’Espagne sacrée championne du monde à New York, au terme d’un Mondial marqué par des discriminations, et par les adieux de Messi et de Cristiano Ronaldo

L’Espagne a accompli un nouvel exploit footballistique, aussi éclatant que mérité, en remportant la Coupe du monde 2026, deux ans après son sacre européen. Elle a ainsi réédité sa performance de 2010, lorsqu’elle avait conquis le titre mondial après avoir remporté le Championnat d’Europe — compétition qu’elle devait de nouveau gagner en 2012. Son palmarès compte désormais deux Coupes du monde lors des cinq dernières éditions et trois titres européens sur cinq en dix-huit ans. À ces succès s’ajoutent le titre mondial actuellement détenu par sa sélection féminine, plusieurs titres olympiques et de nombreux trophées remportés dans les catégories de jeunes.

Ce sacre récompense une génération espagnole qui joue avec assurance et impose sa maîtrise quel que soit l’adversaire. Elle monopolise le ballon, occupe remarquablement l’espace et attaque aussi bien par les ailes que dans l’axe. Les déplacements parfaitement coordonnés de ses joueurs offrent en permanence plusieurs solutions aux créateurs du jeu, réduisant d’autant les possibilités de récupération adverse et le déclenchement des contre-attaques.

La finale face à l’Argentine, tenante du titre, a sans doute offert la démonstration la plus accomplie de cette supériorité. Conduite par Rodri, Cucurella et Lamine Yamal, l’Espagne est parvenue à maintenir son emprise sur le jeu malgré l’âpreté des duels, la pression exercée au milieu de terrain et le bloc défensif compact des Argentins. La tâche demeura difficile jusqu’au but de la victoire inscrit du pied gauche par Ferran Torres, au début de la seconde période de la prolongation, au terme d’une séquence mêlant jeu au sol et ballons aériens entre Yamal, Porro et Williams. Messi et ses coéquipiers ne sont pas parvenus à égaliser dans les dernières minutes, comme ils l’avaient fait face au Cap-Vert, à l’Égypte, à la Suisse et à l’Angleterre: la fatigue, le faible nombre d’occasions et de frappes vu la domination espagnole, ainsi que leur infériorité numérique après l’expulsion de Fernández à la fin du temps réglementaire, ont fini par peser lourdement.

Les Espagnols ont également monopolisé les principales distinctions individuelles: Rodri a été élu meilleur joueur du tournoi, Cubarsí meilleur jeune joueur et Simón meilleur gardien.

jeudi 2 juillet 2026

Donald Trump et le Liban

Le 16 juin dernier, Donald Trump a appelé le président syrien Ahmad al-Charaa à intervenir au Liban contre le Hezbollah. Il a affirmé qu’Israël n’était pas parvenu à en venir à bout, tout en reconnaissant que ses opérations contre les membres du parti « avaient tué de nombreux civils et détruit massivement des habitations ». L’ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial de Washington pour la Syrie, Tom Barrack, avait déjà tenu des propos semblables en 2025, allant plus loin encore lorsqu’il évoqua un retour au « Bilad al-Cham ».

Le 26 juin, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé l’accord-cadre signé par le Liban et Israël, présenté comme l’ouverture d’une voie diplomatique destinée à régler le conflit. Or cet accord, en l’état, ne garantit ni le retrait israélien total, ni le retour de tous les déplacés libanais, ni la reconstruction des dizaines de villages dynamités ou détruits. Il subordonne ces questions au désarmement du Hezbollah, lequel conditionnera à son tour toute discussion à un retrait israélien complet. S’y ajoute une atteinte flagrante au droit international, puisqu’il impose au Liban « l’arrêt de tous les actes hostiles ou négatifs dans les enceintes politiques ou juridiques internationales », contribuant ainsi à préserver l’impunité israélienne, alors même que ses crimes sur le sol libanais sont filmés, documentés et analysés.

Au-delà de la démence politique et du mépris du droit que révèlent ces appels et cet accord, trois éléments majeurs s’en dégagent.