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samedi 8 août 2026

Les harraga du Maroc, entre la hogra et l’instrumentalisation politique

Certaines images montrant des milliers de Marocains se ruant vers les clôtures de barbelés qui séparent la commune de Fnideq de Ceuta, enclave espagnole en terre africaine, condensent à elles seules une tragédie humaine dont les épisodes se répètent périodiquement et emportent des dizaines de vies.

Cette fois, cependant, la gravité du drame et la violence des images ont dépassé celles des épisodes précédents. Elles ont rappelé les traversées, terrestres et maritimes, de dizaines de milliers de Syriens entre la Turquie et les pays européens des Balkans, qui s’étaient multipliées en 2014 et 2015, alors que la Syrie était ravagée par une guerre féroce, les massacres du régime Assad, l’essor de Daech et les interventions russe, iranienne et américaine.

Comment expliquer, dès lors, une telle similitude, alors que le Maroc est à mille lieues des scénarios de guerre et des catastrophes qui les accompagnent? Et comment comprendre ce nouvel épisode de la tragédie migratoire, précisément à cet endroit où l’Afrique et l’Europe se touchent presque?

lundi 20 juillet 2026

L’Espagne sacrée championne du monde à New York, au terme d’un Mondial marqué par des discriminations, et par les adieux de Messi et de Cristiano Ronaldo

L’Espagne a accompli un nouvel exploit footballistique, aussi éclatant que mérité, en remportant la Coupe du monde 2026, deux ans après son sacre européen. Elle a ainsi réédité sa performance de 2010, lorsqu’elle avait conquis le titre mondial après avoir remporté le Championnat d’Europe — compétition qu’elle devait de nouveau gagner en 2012. Son palmarès compte désormais deux Coupes du monde lors des cinq dernières éditions et trois titres européens sur cinq en dix-huit ans. À ces succès s’ajoutent le titre mondial actuellement détenu par sa sélection féminine, plusieurs titres olympiques et de nombreux trophées remportés dans les catégories de jeunes.

Ce sacre récompense une génération espagnole qui joue avec assurance et impose sa maîtrise quel que soit l’adversaire. Elle monopolise le ballon, occupe remarquablement l’espace et attaque aussi bien par les ailes que dans l’axe. Les déplacements parfaitement coordonnés de ses joueurs offrent en permanence plusieurs solutions aux créateurs du jeu, réduisant d’autant les possibilités de récupération adverse et le déclenchement des contre-attaques.

La finale face à l’Argentine, tenante du titre, a sans doute offert la démonstration la plus accomplie de cette supériorité. Conduite par Rodri, Cucurella et Lamine Yamal, l’Espagne est parvenue à maintenir son emprise sur le jeu malgré l’âpreté des duels, la pression exercée au milieu de terrain et le bloc défensif compact des Argentins. La tâche demeura difficile jusqu’au but de la victoire inscrit du pied gauche par Ferran Torres, au début de la seconde période de la prolongation, au terme d’une séquence mêlant jeu au sol et ballons aériens entre Yamal, Porro et Williams. Messi et ses coéquipiers ne sont pas parvenus à égaliser dans les dernières minutes, comme ils l’avaient fait face au Cap-Vert, à l’Égypte, à la Suisse et à l’Angleterre: la fatigue, le faible nombre d’occasions et de frappes vu la domination espagnole, ainsi que leur infériorité numérique après l’expulsion de Fernández à la fin du temps réglementaire, ont fini par peser lourdement.

Les Espagnols ont également monopolisé les principales distinctions individuelles: Rodri a été élu meilleur joueur du tournoi, Cubarsí meilleur jeune joueur et Simón meilleur gardien.