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mardi 27 octobre 2020

A propos de la crise de l’islam

Tribune de Yassin Al-Haj Saleh, Farouk Mardam Bey et Ziad Majed, parue dans Le Monde, le 27 octobre 2020.

L’assassinat de Samuel Paty est venu s’ajouter à une série de crimes terroristes commis par de jeunes musulmans français ou résidents en France.  Par son horreur et sa sinistre symbolique, ce meurtre a exacerbé les passions et rendu presque impossible de débattre sereinement de tout ce qui a trait à l’islam et aux musulmans.

C‘est ce qui nous incite, comme intellectuels démocrates et laïques et comme héritiers d’une culture plurielle marquée par l’islam, à affirmer que le débat est plus que jamais nécessaire pour échapper au piège que nous tendent les Anzorov. Ce qu’ils cherchent, ainsi que leurs instigateurs et tous ceux qui justifient leur folie meurtrière, c’est justement à élargir davantage le fossé entre les musulmans et le reste de l’humanité. Et il ne manque pas en Occident des gens qui se plaisent à jouer le même jeu et qui aimeraient vivre dans des citadelles fortifiées, indifférents à tout ce qui se passe alentour. 

jeudi 4 janvier 2018

Le Loup et le Musulman

« Dans l’imaginaire occidental, le loup est le représentant par excellence de l’autre naturel, sauvage et menaçant. Au cours de l’histoire, notre incapacité à dominer les loups leur a conféré une dimension mythique qui s’est frayé un chemin dans la culture populaire, et lentement mais sûrement, a éclipsé la description plus objective qu’en faisaient les naturalistes ».

C’est à partir de ce postulat que l’anthropologue libano-australien Ghassan Hage établit dans son essai[1] plus d’une analogie entre la figure du « Loup » et celle « fantasmée » et mondialisée du « musulman » aujourd’hui. En présentant le racisme comme « pensée et pratique visant à problématiser, exclure, marginaliser, discriminer, précariser, exploiter, criminaliser, terroriser, nourrir des fantasmes d’extermination contre un groupe de personnes identifiées, que l’on imagine partager un trait déterminant commun et hérité », il considère que les pratiques et opinions antimusulmanes se sont avérées la forme dominante du racisme des deux dernières décennies.

dimanche 9 septembre 2012

Syrie: où est passée la solidarité internationale?

Depuis le début de la révolution syrienne en mars 2011, et malgré la couverture médiatique française des atrocités faites au peuple syrien par le régime al-Assad, il est toujours étonnant de constater le peu d'initiatives de solidarité de la société civile avec les Syriens, et le silence de la grande majorité des intellectuels et artistes français (et occidentaux) qui ont souvent été des « avant-gardistes » dans le soutien aux révolutions et aux causes de liberté à travers le monde. Par Nadia Aissaoui et Ziad Majed pour Mediapart.fr