J’aimerais pouvoir un jour insulter
tous les responsables politiques syriens dans un café damascène sans ressentir
de peur ni craindre la prison
Zakaria Tamer est un nouvelliste syrien né à Damas en 1931. Autodidacte,
journaliste, et pionnier dans son genre littéraire, il a publié de nombreux
recueils : « Printemps de cendre », « Le hennissement
du coursier blanc », « Neiges
d'une fin de nuit », « Pourquoi le fleuve s’est tu », « Damas
des embrasements », « Les tigres au dixième jour », « L’appel de Noé »,
« Nous rirons », et « Le hérisson ». Il vit en exil en
Angleterre depuis 1981.
Le 21 janvier dernier, Tamer a décidé d’accompagner la révolution syrienne au
moyen d’une page facebook intitulée « Al-Mihmaz » (l’éperon), et
écrit chaque jour des petits messages, parfois des petites nouvelles fidèles à
son style et à ses engagements humanistes.
Ci-dessous son entretien avec Ziad Majed et trois de ses derniers textes
traduits de l’arabe par Nadia Aissaoui, parus dans l’Orient Littéraire.