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lundi 2 juin 2025

Samir Kassir: une vengeance, 20 ans après

Rien ne saurait réparer cette perte. Nulle consolation ne saurait effacer l’abîme laissé par tant d’expériences, d’accomplissements, de lectures, de joies et de veillées, tout ce qu’un écrivain, un professeur, un militant politique aurait pu encore offrir et vivre durant vingt années, si le destin ne l’avait pas arraché à la vie, victime d’un attentat criminel à l’âge de quarante-cinq ans. Avec lui, ce sont des projets inachevés et des rêves sans fin, ni contentement d'un présent, qui se sont éteints.

Et rien ne comble le manque — le manque d’une voix, d’un sourire, d’une idée surgissant au cours d’une conversation, d’une malice échangée, d’un éclat d’esprit ou d’une fulgurance intellectuelle. Rien ne saurait remplacer cette pointe d'orgueil et de vanité assumée qui accompagnait Samir dans les réunions comme dans les soirées, et qui rendait toute neutralité impossible à son égard.

Samir Kassir: revenge, 20 years later

Nothing can ever make up for such a loss. No consolation can fill the chasm left behind by all that was lost: experiences not lived, accomplishments unrealized, books unread, joys unshared, evenings that never came to be — all that a writer, a professor, a political activist could have continued to give and receive over the span of twenty years, had fate not torn him away in an assassination at the age of forty-five. With him perished unfinished projects, boundless dreams, and an unquiet longing that had never settled for the present.

And nothing fills the absence — the absence of a voice, a smile, an idea sparked mid-conversation, a shared mischief, a flash of wit or piercing insight. Nothing replaces that touch of self-assured vanity that Samir carried — in meetings, in gatherings — which made neutrality toward him almost impossible.

To remember him, twenty years after the blast that shattered an Alfa Romeo on a street in Beirut, is also to summon the memory of a life interrupted — that of a comrade, a friend, a brother-in-struggle, who had committed himself to a political path that remained, like his own journey, unfinished. His death was, no doubt, one of the reasons for that incompletion.

lundi 10 février 2020

Du printemps avorté à la révolution d’octobre

Dans son ouvrage «Le printemps de Beyrouth n’aura pas lieu, Analyse de l’œuvre inachevée de Samir Kassir» (FSK, 2019), Julien Ricour-Brasseur explore le travail, l’engagement politique de l’intellectuel beyrouthin et certains épisodes de sa vie durant la décennie qui a précédé son assassinat le 2 juin 2005.

mardi 2 juin 2015

Quand lucidité et perspicacité résistent à l’épreuve du temps

Une décennie après son assassinat à Beyrouth, dont il était devenu l'historien, Samir Kassir avait une pensée qui reste pertinente aujourd'hui encore, à plus d'un titre.
J'en retiendrai ici trois réflexions.

Pour lire cet article de Ziad Majed, veuillez cliquer sur ce lien

vendredi 3 juin 2011

En mémoire de Samir Kassir

Samir Kassir a été assassiné à Beyrouth le 2 juin 2005.  La mort l’a fauché à l’apogée du combat politique et culturel qu’il menait avec les siens contre le régime de Damas et sa main mise sur le Liban.
Historien, journaliste et intellectuel engagé, Kassir a consacré son œuvre au Liban, mais aussi à la démocratie en Syrie, à la cause palestinienne et à la renaissance arabe.
Aujourd’hui, avec le soulèvement du peuple syrien, l’anniversaire de son assassinat, non sans tristesse, se fait plus vibrant et plus chargé de symboles.  
Par Nadia Aissaoui et Ziad Majed pour Mediapart.fr