En cette fin de juillet 2026, le Liban demeure pris entre deux orientations antagonistes. La première prolonge la stratégie militaire du Hezbollah, étroitement liée aux priorités régionales de l’Iran et conduite en dehors des institutions de l’État. La seconde mise sur l’administration américaine pour obtenir le retrait de l’armée israélienne des zones qu’elle occupe dans le sud du pays et engager la reconstruction.
Cette polarisation appauvrit le débat national en érigeant l’arsenal du Hezbollah et la supériorité israélienne en réalités indépassables. Les choix se trouvent ainsi réduits à deux formes de subordination: l’alignement sur les décisions iraniennes ou le recours à une médiation américaine dont les priorités coïncident largement avec celles de Tel-Aviv.

