Dans
son ouvrage «Gens de Damas», paru en France le mois dernier chez Al
Manar, l’écrivaine et traductrice Nathalie Bontemps nous livre des récits sur
la vie de nombreuses personnes dont elle a croisé la route en Syrie entre 2003
et 2011.
Organisés
en sept chapitres, ces récits restent jusqu’au déclenchement de la révolution, très
ancrés dans l’espace, les lieux où évoluent les vies des personnes et se
constituent leurs liens et leurs projets. A partir du printemps 2011, c’est le
temps de l’action, le présent, le moment révolutionnaire qui se substitue à l’espace
et ses lieux, et tisse les nouveaux rapports humains, les nouveaux récits.
Et
en 2013, lorsque cesse l’écriture, les destins éparpillés des gens rencontrés laissent
imaginer pour certains des devenirs différents à l’intérieur de leur pays, pour
d’autres des exils, un silence ou même une «disparition».